MESSAGE DE LA FONDATRICE

Nous vous remercions de votre intérêt pour l’ONG  A Child for All, Inc.

Kadiatou

Je suis née au Mali, en Afrique de l'Ouest, où j'ai été élevée par un père célibataire. Je suis donc bien placée pour savoir ce que signifie être un orphelin au Mali. Quand j'avais 11 ans, mon père a dû quitter mon frère et moi pendant 3 ans, pour des raisons professionnelles. C'est alors que j'ai appris à:

  1. Faire la lessive à la main, avec du savon traditionnellement saturé avec du potassium, laissant des éruptions cutanées sur mes mains, à les sécher sur les grilles à l'air;
  2. Transporter des dizaines de litres l’eau, au moins six voyages, tous les matins, avant d'aller à l'école;
  3. Piler du gingembre (ce qui m'a donné des éruptions cutanées), le mélanger au citron pour faire du jus de gingembre malien, le congeler, puis le transporter (sur ma tête) au marché, tout en veillant à ce que des ventes soient faites, afin d’apporter un peu d'argent à la maison;
  4. Marcher plus de 3 km, dans les deux sens, et sous un soleil de plomb, pour aller à l'école ;
  5. Préparer à manger, avec du feu de bois, dans une petite cuisine sans ventilation.

En conséquence, j'ai doublée pour  une année scolaire. Trois ans plus tard, après le retour de mon père, et sous sa supervision, j'ai obtenu mon Baccalauréat avec, le meilleur résultat national. Cela montre toute l'importance d'avoir quelqu’un qui s’occupe de l’alimentation, la santé et l’éducation des enfants vulnérables.

En outre, dans ma vie personnelle, j'ai constaté, plus d'une fois, à quel point le manque de soin, d'attention et d'amour dans la vie des enfants peut avoir un impact négatif sur leur développement psychologique. Ceci pourrait conduire à une vie d’adulte extrêmement difficile et affectant ceux qui les aiment.

Ces expériences personnelles ont renforcé ma volonté de réaliser mon rêve de donner de l'espoir aux orphelins du Mali. Ainsi a été fondée ACFA.

Trois ans plus tard, ayant perdu mon père, je suis honorée de poursuivre son héritage, en s’assurant que des possibilités soient données aux enfants les plus vulnérables.

Cordialement,

Kadiatou Sidibé Fatima